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Feeling pour Val Thorens

Le 27 novembre 2015, 09:51 dans Voyage 0

Ça y est, c'est reparti pour un tour : l'appel du ski se fait ressentir et il n'y a aucun moyen de passer outre, quoi qu'on fasse. Les délices de la neige fraîche sont un plaisir auquel nul ne peut résister sans un immense effort de volonté. Cette année encore, j'irai en France, en Savoie, pour une pleine semaine de sports d'hiver. J'ai trouvé un chouette appartement à Val Thorens, aussi serai-je dans les meilleures conditions pour ces petites vacances.

Vu que j'ai cassé mes skis l'an dernier suite à une mauvaise chute et à leur fatigue après de longs et loyaux services, je commençais à m'inquiéter de savoir s'il me faudrait en acheter une nouvelle paire ou si j'avais meilleur temps d'en louer une sur place. Triste questionnement, car j'appréciais réellement l'ancienne paire, mais c'est la vie, comme qui dirait, il faut savoir accepter le changement de situation. Fort heureusement, mon hébergement dispose d'un partenariat privilégié avec un loueur de skis. Cela me permettra de bénéficier de réductions intéressantes et de la certitude de disposer d'une bonne paire de skis entretenue par des pros.

De plus, je n'aurai pas à cuisiner tous les jours. Venir en France serait triste sans goûter à sa gastronomie, n'est-ce pas? Je ne tiens pas à me cantonner aux pizzas et autres exemplaires de junk food. Après une belle journée sur les pistes de ski, un bon repas chaud est la meilleure chose pour entamer la soirée. Et si le cuisinier, Jean Sulpice, est un chef étoilé, ce n'en sera que meilleur. Le restaurant L'Oxalys est pour ces raisons un lieu où se rendre sans hésiter. Si vous allez à Val Thorens, assurez-vous de réserver une table même si vous n'avez pas de chambre à votre nom auprès des Montagnettes.

L'appartement à Val Thorens où je m'installerai a, je le sais, une vue magnifique sur le panorama alpin au-delà. Ouvrir la fenêtre au petit matin donne un bref avant-goût de ce à quoi s'attendre pour la journée à venir. De la neige, de la neige et de la neige à gogo! Joie! Ces espaces naturels immenses donnent un sentiment de force et d'incroyable énergie auxquelles se ressourcer. Du genre qui fait oublier la platitude de la vie de bureau ou de tout autre lieu de travail. Là est le but, là est l'objectif : savourer la vie en ce qu'elle a de meilleur, plus proche du ciel que vous ne pourriez jamais l'être - à moins d'être un grimpeur chevronné et apte à s'attaquer aux grands sommets mondiaux.

Quoi qu'il en soit, l'appel du ski est puissant, et je peine à patienter avant de poser mes bagages au beau milieu de l'appartement à Val Thorens, ma future antre. La patience n'est pas ma qualité première, cependant la perspective d'une semaine de vacances dans ces excellentes conditions me permet de tempérer ma frustration d'être bloqué en attente d'y être. Ne reste plus qu'à espérer un hiver froid comme il se doit, pour une quantité de poudreuse maximale !

Vacances ski tout compris

Le 15 septembre 2015, 15:38 dans Humeurs 0

Famille ! Mot idolâtré entre tous ! Mot honni par celles et ceux qui se refusent à en fonder une ! Mot méprisé par les indépendants qui chantent la vie libre de toute obligation ! Mot incompris par les célibataires volontaires qui, par leur rythme, ne peuvent se vouer à l'éducation ou à l'instruction de gamins portant leurs gènes ! Ah, quelle belle ironie du sort y a-t-il à avoir affaire aux hordes de touristes et à leur progéniture à une monitrice quand, comme moi, on ne porte guère en estime la tribu créée par deux personnes à partir de leurs ébats !

C'est là la difficulté de travailler en station : la formule ski tout compris famille rameute du monde, et tout le cynisme ne suffit pas, parfois, à tenir le choc de la confrontation avec ces images d'Épinal de bonheur familial. Non que ce soit écœurant, comme voudraient le faire croire certains collègues qui ont fait le même choix de vie que moi. Mais un tel spectacle donne l'impression de se trouver sur un champ de foire, engluée dans un nuage de barba-papa ultra-sucré.

Bien évidemment, qui suis-je pour contester le droit au bonheur de parents et de leurs gamins? J'ai aussi été petite enfant, à m'émerveiller en compagnie du reste de la smala devant la neige étendant son blanc manteau sur les cimes voisines. Les premières gamelles, c'est sous les yeux rieurs de mon père que je les aie fait. Mes premières batailles de boules de neige, c'est avec ma grande sœur que je les aie disputées.

N'empêche que, sur le coup, ça fait l'effet de se faire jeter un gantelet de fer au visage - oui, j'adore cette métaphore chevaleresque, et alors? -. Voir des gens profiter d'un forfait ski tout compris famille renvoie dos-à-dos les souvenirs d'antan et le refus de les perpétuer comme le font ces clients dont on s'occupe. D'où un certain tiraillement ! La question des choix précédents se pose douloureusement, néanmoins je n'en démords pas : ma formule solo me convient tout aussi bien.

Il me faut cependant faire bonne figure et au moins donner l'impression de me soucier des charmantes têtes blondes qu'on me confie. C'est une sacrée responsabilité, le genre de celles qu'on aimerait envoyer valdinguer à la première occasion. Qui bien entendu ne se présente jamais, puisque tout ceci se déroule dans le cadre du travail. Malgré mes récriminations, je tiens à rester fiable et à prouver que je peux passer outre mon rejet de la notion de famille. Les enfants ne m'ont rien fait, après tout, et ils ont le droit de passer de chouettes vacances.

Alors certes, voir des cars entiers de gens ayant fait le choix du ski tout compris famille débarquer m'insupporte par moments, mais au final, c'est une belle occasion de confronter mes conceptions de l'existence et ma volonté aux réalités du terrain.

Poisse météo en montagne : l'astuce de la mamie en softshell

Le 18 août 2015, 11:42 dans 0

Il n'y a rien de plus pénible, lorsqu'on veut organiser une journée de balade en pleine nature, qu'une météo fluctuante. Si la pluie et le vent avaient au moins la décence de s'annoncer avant le départ et de ne pas surgir par intermittence à mi-parcours, ce serait idéal !

On dira que je suis mauvaise langue, que je ne sais pas anticiper les variations du temps; bref, toutes sortes de discours me réduisant à une incapable des cimes, aveugle aux signes. Loin s'en faut pourtant, surtout après plusieurs mois passés en montagne maintenant ! Mais voilà, quand on a passé du temps à vivre en citadine et qu'on se lance comme saisonnière en altitude pendant un été pour remplacer une cousine qui y a ses aises, on passe toujours pour une empotée qui devrait revenir à ses barres d'immeubles. Il faut croire qu'on n'apprend jamais assez les ruses des montagnards, ou qu'ils les gardent par devers eux comme s'il s'agissait d'une poule aux œufs d'or à conserver jalousement pour soi. Ils finiront par me rendre folle s'ils continuent ainsi.

Quoi qu'ils en disent, mes récriminations sont fondées. J'évite de partir en vadrouille lorsque le temps s'annonce mauvais, les bulletins météos font partie des premières infos que je quête au réveil, je demande l'avis d'habitués, qui se contentent de dire que, de toute façon, rien ne dure jamais et que tout ne fait toujours qu'empirer. Je vous mets au défi de garder un minimum d'entrain après une journée passée avec des zouaves pareils... Toujours est-il que, malgré ma prudence, je me fais surprendre régulièrement par des sautes de vent froid ou l'arrivée inopinée d'un crachin malvenu.

La poisse? Le mauvais œil? Une malédiction vaudou? À ce stade, je ne sais plus à quel saint me vouer, excepté la prévoyance au niveau de mon matériel. Mes chaussures sont imperméables mais respirent suffisamment pour ne pas avoir l'impression de patauger dans ma sueur; je commence l'équipée en short tout en prévoyant un pantalon léger pour le au-cas-où. Dans une poche facilement accessible de mon sac à dos de randonnée, j'ai toujours ma softshell prête à l'emploi. Enfin, j'emporte systématiquement un chapeau sur la tête, pour me protéger aussi bien du soleil que de l'éventuelle pluie.

Si j'y regarde de près, dans tout ça, c'est surtout la softshell qui me sauve la mise. Vu qu'on est en plein été, il fait encore trop chaud pour mettre une doudoune ou un gros pull, néanmoins la température chute drôlement vite parfois. À mes débuts ici, je croyais que sortir en t-shirt quand il fait beau suffirait largement, mais je me suis rapidement rendu compte que ce n'était pas assez, qu'il fallait anticiper. Quitte à alourdir le sac.

C'est là que j'ai envie de dire: "Pourquoi n'y a-t-il aucune stabilité climatique par là-haut et pourquoi ne peut-on rien prévoir?". J'aurais cru qu'à la longue les gens d'ici y seraient parvenus, cependant leur solution consiste surtout à être, comme je le fais, toujours prêts au pire même si tout s'annonce radieux. Ah, c'est sûr qu'ils ne risquent pas d'être déçus en pensant de la sorte!

Tout n'est peut-être pas perdu cependant.

Hier, une mamie portant la même softshell que moi (signe du destin?), en me voyant partir, m'a retenu à la dernière minute en secouant la tête d'un air désapprobateur. Elle m'a morigéné sans prendre de gants. Soi-disant qu'en regardant la montagne d'en face, on peut observer les changements de pression et, du coup, déterminer sans peine si le temps va changer. Tant que les monts sont légèrement brumeux, le temps se maintiendra; si on les distingue clairement malgré la distance, on peut s'attendre à un changement dans la journée, voire les heures à venir. Ce coup-ci, elle a eu raison : l'orage est survenu quelques heures plus tard. Je crois que je vais passer le reste de mon séjour par ici à voir si ça peut se confirmer ou non. Et si tel est le cas, la montagne n'a qu'à bien se tenir, je l'arpenterai de tous côtés!

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